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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 04:46

Oh! fête combien triste et combien belle

Chaque année tu nous reviens avec tes châtaignes

Merci à toi Pierre Blancart capitaine de marine

Tu nous ramenas de Chine cette fleur merveilleuse

Que l'on appela à Marseille fleur jaune

Cela se passait en 1789

Et en 1791 cette fleur d'or

Pris le nom de Chrysanthèmum

 

Nuit de la Toussaint où les fantômes

Venaient errer sur les lieux qu'ils avaient aimés

Si vous voyez deux ombres sur les hauteurs du Vaucluse

Ne les craignez pas

C'est là qu'il y a bien longtemps

S'aimèrent Simonde d'Avignon

Et Guillaume Cabestang beau troubadour

Hélas Simonde était mariée au cruel Raymond d'Avignon

Au cour d'une partie de chasse

Le cruel châtelain tua son rival

Et ft manger à sa femme le coeur de son troubadour bien aimé

Belle Simonde alors se jeta de la plus haute tour du château

Et depuis toutes les nuits de Toussaint

Ils viennent main dans la main

Se promener dans les lieux où ils se sont aimés

 

Fantômes de Laure et de Pétrarque sont aimés

Dans les rues d'Avignon, aurez la chance de les rencontrer

Sur un vieux mur de pierre une plaque pour rappeler aux passants

Où s'élevait la chapelle St Claire rue du roi René

Qu'en Provence aussi les amours peuvent rester éternels

 

Mais en Avignon il y a d'autres fantômes

Pénitents hantant les sous sol de la ville

Dont on entend parfois leurs chants

Pénitents portant toutes couleurs de robes

Je ne sais si vous aurez envie cette nuit

D'aller danser au célèbre pont

 

Ho ! toi Alpes de Haute Provence aux Mées

Dans la pierre jusqu'à la fin des temps figés

Ne viendront pas ceux là à votre rencontre

Car Sire de Bévons Seigneur de ces lieux

Ramenant de la guerre contre les Sarrasins de belles mauresques

Saint-Donat se mit en fureur , Sire de Bevons s'en sépara

Pétrifiant par les foudres les pauvres moines et leurs désirs coupables

Il suffirait qu'à Mées de jolies filles vêtues de voiles

Descendrait au fil de la Durance

Et St Donat se reposerait tranquille dans son paradis

 

Et toi Manosque , c'est le fantôme d'Honorade de Voland qui hante tes rues les nuits de Toussaint

Pour avoir refusé les faveurs du beau François 1er

Elle a donné à sa ville le surnom de Manosque la Pudique

J'ai l'impression que ce fantôme s'ennuie

Ce n'est pas tous les jours que l'on repousse un roi

Des mauvaises langues prétendent que seule sa barbe aurait enflammée la demoiselle

Mais de souffre on en aurait tant parlé, qu'elle s'en serait servie pour se défigurer

C'est pourquoi la légende dit que son fantôme est triste

 

 ELY (1978)

 

 

 

 

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Published by Les passions d'Elisah - dans Que tes mots vivent !!!
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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 01:05

Ce poème est un hommage à celle qui m'a conçue et qui malgré le voile qui a assombri ses yeux pendant des années avait les mots dans l'âme et dans la peau... Ecrit en 1978 ses mots se sont tus quelques mois plus tard...il est parfois des plumes qui tel des anges s'envolent trop tôt... (mais elle le savait...)

Je voulais faire partager ses mots...

 

La nuit de Novembre est bien chaude au pays de Mireille

Une enfant de quatre ans contemple et s'émerveille

Le ciel brille à l'égal d'un palais

Bordé par les Cyprès, haute et noire chandelle

Et tout le firmament, miroite et étincelle

L'enfant apprend à distinguer étoile et planète

Le ciel noir et brillant

Quel somptueux décor par cette nuit sans voile

Le chemin de Saint-Jacques est traversé souvent

Par l'étoile filante, en paradis une âme

 

L'étoile brillera chassant tous les phantasmes

Le monde m'appartient, comme le ciel est noir

Lumineux, doux et chaud, surtout très calme

J'admire encore la nuit, sans fenêtre ni porte

Parfum frais chauffé pendant le jour par un soleil ardent

 

Nuit de Novembre où le Rhône roule son flot rapide

Des étoiles du ciel, mais bien qu'il soit limpide

Brillent plus vivement, les lumières de Lyon

Nous nous tenons les mains, silencieux, immobiles

Nous ne voyons plus rien, ni le ciel étoilé

Ni l'immense lueur qui monte de la ville

Nous venons d'échanger notre mille et unième baisers

 

Ely  (1978)

 

(je vous prie de ne faire aucun commentaire sur ce texte, je l'ai retranscrit tel quel...)

 

 

 

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  • : Passionnée par les arts ... je vous livre au hasard...de mes mots entremêlés, de mes peintures sucrées...un peu de mon territoire, que sans crier gare ...vous saurez apprécier , ou ne pas adhérer...mais il est de bon ton , même dans le fond, de laisser trace de votre visite, pour ce qui est de ma voix car je chante des fois...vous en aurez peut-être la musique... Au plaisir de vous lire... Elisah
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