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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 23:19

Attention avant de lire ce poème je tiens à le remettre dans son contexte, il a été écrit bien évidement par moi mais en 1990, j'avais 16 ans et à cet âge là tout est blanc où tout est noir... J'avoue qu'en le relisant je l'ai trouvé très dur, et un peu violent, et à cet âge je ne temporisai pas mes propos.

Mais je souhaitais le faire lire aux lecteurs de mon Blog car c'est mon premier poème... 1er d'une longue série j'espère...et qui pourra peut-être aider quelqu'un...

 

 

Breuvage divin pour ceux qui t'admirent

Eux, ceux qu'avec le temps tu attires

Une seule gorgée, avalée

Et les voilà empoisonnés

C'est une toile bien tissée

Un filet bien ajusté

Pour qu'ils ne puissent en ressortir

Tu n'as pas peur de vêtir

Des robes toutes différentes

Mais pour le moins très attirantes

Ils en voient une, ils en voient deux

Et puis voilà, fini pour eux

Le voilà le cercle vicieux

Celui qui tourne, tourne autour d'eux

Voleur de rêves et de jeunesse

Toi qui leur prend, même la tendresse

Leur apprenant la vanité

Comme leur prenant la volonté

Tu es tranchante comme un sabre

Semblable à une danse macabre

Implacable

Redoutable

Ils ne peuvent t'échapper

Ils t'appartiennent à jamais

Oui c'est eux, eux les vieillards

Eux les jeunes, ceux qui s'égarent

Noyant leur tristesse

Cherchant la tendresse

Ils n'ont trouvé que solitude

Se sont sentis sans aptitude

Se sont retrouvés sans ami

Certains veulent même quitter la vie

Ô toi piège au miroir doré

Toi qui les as enchaînés

Breuvage sordide,

Au goût cupide

Faiseur de mort

Envers du décor

Toi, bradée pour de l'or

Ensorceleur de corps

Menant à la démence

Démon de l'apparence

Comme de l'accoutumance

Toi aliénation : connais-tu la clémence ?

 

Elisabeth Delaunay (Ecrit en 1990 à l'age de 16 ans)

J'admire tous ceux qui se battent chaque jour, et sont, ou ont été victime de l'accoutumance à l'alcool (ou autre drogue)... et tous ceux , les enfants, les proches, de ceux qui essayent de les en sortir... il faut beaucoup de courage et de patience... Quand on a un genoux à terre la guerre n'est pas perdue et il est toujours temps de se relever, j'ai mis très longtemps à comprendre que c'était une maladie... pour un enfant ou un ado voir un proche sombrer peut être terrible et lui fait peser une responsabilité énorme sur ses fragiles épaules, sans compter...que ça a toujours été considéré comme une maladie honteuse... Et pour un jeune et plus tard adulte vivre avec la peur au ventre d'un jour sombrer à son tour...car même dans une société civilisée comme la notre la langue de bois est de mise sur ce sujet (même si il y a une amélioration ) et on a trop vite fait de faire des raccourcis ... Je voulais leur dire qu'il n'y a pas de honte à être malade...et jamais un enfant ne doit ressentir de honte car son parent ou un proche est malade...et n'ayez jamais honte vous adulte, d'un proche malade de l'alcoolisme...

Je suis plutôt virulente dans mes propos car c'est du stricte vêcu...Mon père a arrêté de boire à 60 ans et est malheureusement décédé à 63 ans...d'un cancer... La vie est ainsi faite mais il ne faut jamais perdre espoir !...

AVEC UN PETIT ESPOIR QUE CET ECRIT PUISSE AIDER QUELQU'UN NE SERAIS-CE QU'UNE PERSONNE... 

 

 

 

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Published by Les passions d'Elisah - dans Poèmes
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  • : Passionnée par les arts ... je vous livre au hasard...de mes mots entremêlés, de mes peintures sucrées...un peu de mon territoire, que sans crier gare ...vous saurez apprécier , ou ne pas adhérer...mais il est de bon ton , même dans le fond, de laisser trace de votre visite, pour ce qui est de ma voix car je chante des fois...vous en aurez peut-être la musique... Au plaisir de vous lire... Elisah
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